Aquascaping , tout savoir sur la pratique

Introduction

L’aquascaping correspond à l’agencement des différents éléments d’un aquarium d’eau douce (l’aquascaping marin n’est pas très répandu). Partant de l’intention de reconstituer un décor naturel, les éléments utilisés seront également naturels : sable, plantes, racines, rochers etc. Dans certains aquarium, les poissons sont là pour mettre en valeur les plantes et autres éléments du décor, ce qui est assez paradoxal.

L’aquascaping peut être considéré comme une forme d’art car l’objectif de l’aquascapeur est de restituer dans son aquarium une ambiance qui lui plait ou l’émeut. Que nous suivions des règles ou pas, nous faisons tous un peu d’aquascaping en agençant les éléments de l’aquarium selon des critères techniques ou personnels.

Les types d’aquascaping

Les principales formes d’aquascaping sont les suivantes :

1.L’aquascaping japonais

Sa figure de proue est Takashi Amano, un aquascapeur mondialement reconnu pour ses aquariums et ses dispositifs parfois très impressionnants. L’objectif est ici de représenter dans l’aquarium un morceau de nature aquatique ou non (forêt, montagne etc.)

La base de l’aquascaping japonais est le hardscape, c’est à dire l’ensemble des éléments « durs » comme le substrat, les pierres et les racines. Certains aquascapeurs réalisent des aquariums uniquement composés de ces éléments. Le design cher à se rapprocher de la sobriété, valeur recherchée par l’aquascaping de type japonais.

2.L’aquascaping hollandais

Sans doute la forme la plus ancienne d’aquascaping (des concours sont organisés depuis les années 60), l’aquascaping hollandais consiste à réaliser un tapis végétal très dense et parfaitement entretenu. On utilise ici entre 10 et 20 variétés de plantes. L’aquascaper agence ses plantes en escaliers et crée une allée principale (ainsi que des allées secondaires), de manière à donner un bel aspect de profondeur à l’ensemble.

3.L’aquascaping Wild Jungle (jungle sauvage)

Le maître de cette technique est George Booth. L’aquascapeur choisit un point focal dans son aquarium sur lequel il veut attirer l’oeil de l’observateur en se servant des textures et des couleurs des éléments de son bac.

Les différents agencements

La plupart des formes d’aquascaping suivent l’une de ces règles de composition :

L’agencement triatique : les éléments de l’aquarium sont regroupés d’un côté. Leur hauteur décroit jusqu’au centre de l’aquarium. L’autre côté de l’aquarium reste vide.

L’agencement concave : les éléments sont disposés en forme de V pour laisser un espace vide au milieu. Cet espace sert souvent à représenter un sentier passant au milieu d’une foret ou de montagnes.

L’agencement linéaire : contrairement aux schémas précédents, il ne respecte pas de règle stricte. L’agencement linéaire a pour objectif de représenter un ensemble très graphique en jouant avec les volumes et les couleurs.

L’agencement convexe : les éléments sont regroupés de façon à créer un impact visuel. Ils peuvent être par exemple centrés.

Quelques règles et astuces

1. Respecter le point focal et le nombre d’or : afin que le bac soit harmonieux, l’aquascapeur détermine un point focal (ou deux) vers lequel il aimerait attirer l’attention. Il peut s’agir d’une plante ou d’une pierre particulièrement intéressante. L’emplacement du point focal est déterminé par le nombre d’or (aussi utilisé en peinture)

Pour trouver cet emplacement il faut mesurer la longueur du bac et la diviser par 2,618. Mesurez ensuite ce résultat sur votre bac en l’indiquant à l’aide d’un feutre (cette partie a pour ration 1). La longueur restante correspond à la longueur dont le ration est 1,618.

2.Utiliser des plantes à tiges pour sculpter le décor.

3.Créer des paliers avec le substrat en respectant l’avant-plan, le plan médian et l’arrière plant afin que chaque plante soit mise en valeur.

4.Pour les aquariums en dessous de 200l, choisir des plantes à feuillage fin pour que le bac paraisse plus grand.

5.Ne pas disposer ses éléments de manière trop symétrique pour garder un aspect naturel.

6.Regrouper les différentes plantes selon leur espèce pour un meilleur impact, ne pas les clairsemer.

Conclusion

Bien que cet aspect n’ait pas été abordé dans l’article, il faut garder à l’esprit que la pratique demande un investissement conséquent en temps et en argent car l’entretien de tels dispositifs demande des connaissances et un matériel spécifiques.

L’aquascaping est une pratique en constante évolution et ses formes ne cessent de varier.Voici quelques types d’aquascaping particuliers qui n’ont pas été abordés dans cet article :

Le forest scaping

Le tree scaping

Le mountain scaping

Si vous avez des questions ou remarques, n’hésitez pas à laisser un commentaire. Si vous êtes vous-même un aquascapeur, venez partager votre expérience avec nous sur le forum !

4 thoughts on “Aquascaping , tout savoir sur la pratique”

  1. Bonjour,
    je possède un aquarium d’angle trigon de chez juwel avec un Glyptoperichthys gibbiceps , avec des nez rouge et des corydoras
    je souhaite refaire mon bac pour l’esthétique et confort de cette population je sais que 350litres brute ces un peut juste pour mon Glyptoperichthys gibbiceps il a 4ans il fait ces bon 20 CM pourriez vous m’orienter vert quelques exemples adaptés
    Cordialement

    1. Bonjour Persico,

      Je pense malheureusement que tu ne pourras pas garder ton Glyptoperichthys Gibbiceps, sauf si tu envisages l’achat d’un aquarium de 1000 litres. Il risque en effet d’atteindre les 50-60 cm. S’il se sent à l’étroit, il va commencer à déraciner tes plantes et devenir agressif avec tes autres poissons de fond. Il y a des chances qu’il grandisse moins si il est dans un 350 litres mais il souffrira peut-être de malformations (scolioses etc) et ne sera pas heureux. Tu peux peut-être te renseigner pour le donner ou le vendre à un membre d’un forum d’aquariophiles près de chez toi où à une association d’aquariophiles qui posséderaient de très grands aquariums. Nous sommes conscients que beaucoup de clients sont très mal renseignés par certains vendeurs…Et malheureusement c’est difficile de se séparer d’un si beau poisson mais c’est pour son bien…

      Sinon pour tes nez rouges et tes corydoras, un 80-120 litres suffit et il y a moyen de faire de chouettes aquariums bien plantés avec cette taille (l’eau dans un 120 litres aura tendance à être plus stable) et tu pourras même ajouter un autre banc de poissons qui requièrent le même environnement et les mêmes propriétés.

      Bonne journée à toi,

      L’équipe Aquagénome

  2. bonjour,
    je serais intéressé par un conseil sur la fertilisation des bacs comme cous faites.
    mes plantes perdent les feuilles du bas, certaines plantes ont du mal a pousser ou a prendre de la couleurs.
    comment faite vous poir faire des massifs aussi compactes avec des couleurs aussi vives et des plantes aussi éclatantes ?

    1. Bonjour Cyril,

      Les aquariums présentés dans le dossier sur l’aquascaping ne sont pas les nôtres. Cependant, pour obtenir de tels massifs il faut pas mal investir en temps et en argent. Voici quelques conseils :
      – ne pas lésiner lors de l’achat des plantes
      – installer un système de diffusion de CO2 tout prêt ou fabriquer son kit soi-même : http://bit.ly/2BSbBIK
      – avoir un éclairage adapté et plus puissant que la moyenne
      – ne pas avoir trop d’hauteur d’eau
      – installer un substrat riche dès le départ sous les graviers
      – fertiliser avec un engrais liquide ou des pastilles dans le sol
      – entretenir régulièrement ses plantes en taillant les têtes, en éliminant les algues, en les replantant si besoin etc…

      Voilà, j’espère que ces quelques conseils te seront utiles !

      L’équipe Aquagenome

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *